|
La
Douleur
d’après
le recueil La Douleur, Marguerite Duras
extraits du texte Albert des Capitales
texte publié aux éditions POL
du
17 au 20 février, 20h30, La
Scène/Saône
>
les images ici
avec
/ Benjamin Duboc
/ Sonia Fleurance
sons / Jean-Luc Guionnet
mise en scène / Eric Vautrin
Contacts
Sonia Fleurance
20 rue du terrage - 75010 paris
Tel 01 40 37 52 84 / 06 61 93 29 11
sfleur @ club-internet.fr
Benjamin Duboc
47 bis rue Gaston Lauriau - 93100 Montreuil
Tel 06 78 79 98 25
benjamin.duboc @ free.fr
Eric Vautrin
17 montée ST Barthélémy
69005 Lyon
tel 06 82 95 98 41
eric @ apresvillenoise.net
/ le texte de Marguerite Duras
Dans La Douleur, Marguerite Duras tient le journal d’une
attente, celle d’un homme fait prisonnier par la Gestapo,
de la guerre qui continue en elle alors qu’alentour, la
joie de la Libération s’extériorise, de l’activité
de son groupe de résistants qui se réorganise pour
encadrer le retour de ceux qui En revienne. Lui aussi en reviendra,
plus tard, dans un corps où la vie n’a plus de poids.
Puis Robert L.-Antelme écrira L’Espèce Humaine.
Quelques textes accompagnent le Journal au sein du recueil La
Douleur, dont Albert des Capitales.
Deux jours après la Libération, le groupe de résistants
dirigé par D., dont fait partie Thérèse,
capture un donneur. D. veut que cet homme soit interrogé
afin de remonter le réseau de collaboration auquel il appartenait,
et confie la direction de l’interrogatoire à Thérèse.
Elle, qui est dans l’attente du retour de l’homme
qu’elle aime, dont elle ne sait s’il a été
fusillé, accepte avec la préoccupation première
de l’entendre avouer ses actes. Au cours de l’interrogatoire,
une scission se fait jour au sein du groupe. Pour Thérèse
et ceux qui la soutiennent, les coups sont là pour faire
éclater la vérité, briser le mensonge enfoui
au plus profond du corps de l’homme. Ceux qui refusent la
méthode – la torture – manifestent leur désaccord.
Ils finiront par sortir, perçus par Thérèse
comme des ennemis qui s’opposent à la nécessité
puissante qui l’anime.
Le texte de
Marguerite Duras retrace dans toute sa complexité le parcours
intérieur de Thérèse tout au long de cette
lutte, de ce déchaînement de violence contre un homme
à nu et apeuré, qui a perdu tout pouvoir, mais conserve
dans la négation une dernière part de puissance.
/
le projet
Le projet est né suite à la découverte de
ce texte lors du tournage du film Les Résistants (réalisation
Bernard Cerf, les productions aléatoires). Sonia Fleurance
y était comédienne, Benjamin Duboc en composait
la musique.
La volonté d’une collaboration artistique, mêlant
improvisation musicale et voix, s’est concrétisée
autour de ce texte dont la force, presque insoutenable, n’épargne
rien ni personne. L’ambiguïté et la violence
des sentiments qui traversent Thérèse-Duras et les
spectateurs/acteurs de la scène y sont dits sans concessions.
On croit que ce sont des choses extraordinaires. C’est comme
le reste. Comme le reste, ça vous arrive. Ensuite ça
vous est arrivé. Ca pourrait arriver à n’importe
qui.
Où il n’est plus question de déterminisme,
d’évidence, le travail proposé exclut toute
recherche de sens et d’incarnation pour dépasser
la situation du texte et laisser place à l’imaginaire
et la réflexion des spectateurs.
La représentation se fait l’écho des voix,
des pensées, des images, des corps, des sons qui traversent
le texte et s’entrechoquent plutôt que mise en scène
de personnages.
/ Critique de la lecture de „la douleur“ présentéee
par Sonia et Benjamin en bibliothèque
diffusée sur les listes biblio-fr et discothecaires_fr
Je viens d'assister
à une lecture spectacle de grande qualité et je
tiens à faire part de mon émotion suite à
ce spectacle bouleversant, tout à fait adapté pour
les bibliothèques.
La douleur, de Marguerite Duras, extraits du texte "Albert
des Capitales" avec Benjamin Duboc, contrebassiste et Sonia
Fleurance, comédienne.
C'est un dispositif extrêmement simple : une comédienne
qui lit, livre en main, accompagnée par un musicien à
la contrebasse, nul besoin de micro ou d'éclairage sophistiqué
mais en quelques instants l'attention des spectateurs est captée
et pendant quarante cinq minutes l'émotion gagne. On a
du mal à applaudir et encore plus à parler en sortant
de cette lecture. Le texte de Marguerite Duras y est certes pour
beaucoup. Elle narre l'interrogatoire d'un donneur par un groupe
de résistants au moment de la Libération de Paris.
Mais l'interprétation de Sonia Fleurance et la musique
improvisée de Benjamin Duboc plonge les spectateurs dans
une écoute attentive et un déferlement d'émotions.
François
Morey
Conservateur chargé de l'action culturelle et de la communication
Bibliothèque municipale de Bordeaux
/ benjamin duboc ::::::contrebassiste
Suite à une formation d’autodidacte, il étudie
auprès de Jean-Francois Jenny-Clark et de Bernard Cazauran
au conservatoire du centre (Paris).
Il travaille longtemps au sein de formations exclusivement musicales,
(George Brown, Sunny Murray, John Betsch, Byard Lancaster, Jobic
Le Masson, Daniel Erdmann, Stéphane Payen, Geoffroy De
Masure, Gaël Mevel ...) avant d’évoluer dans
des contextes aux formes d’expression variées :
danse, théâtre, poésie, cinéma...
L’expression spontanée et la conscience de la réaction
immédiate, contextuelle, constituent le fil conducteur
de son travail au sein de tous les projets qu’il initie
ou auxquels il participe.
/ spectacle vivant
PERIPH FLUIDE – projet à géométrie
variable – concerts / projections
Jean-Luc Guionnet – saxophone alto, Gilles Coronado –
guitare, Benjamin Duboc – contrebasse, Edward Perraud –
batterie, Philippe Leteissier - images
Création 2004
POUR RIEN - Nouvelles et textes pour rien de Samuel Beckett
Virginie Perret et Pierre-Emmanuel Paute – danse, Gilbert
Roggi – texte, Gilles Coronado – guitare, Benjamin
Duboc – contrebasse
Angoulème 2003, Bordeaux 2003
DUO - Improvisations avec le poète Philippe Leteissier
/ compositions pour le cinéma
LES RESISTANTS
Long-métrage de Bernard Cerf, les productions aléatoires,
2004
CONTEXTE
Court-métrage de Philippe Leteissier, 2003
/ formations musicales
DANIEL ERDMANN TRIO
Daniel Erdmann - saxophone ténor, Hasse Poulsen - guitare,
Benjamin Duboc - contrebasse
TERRAGE TRIO
Daniel Erdmann - saxophone ténor, Benjamin Duboc - contrebasse,
Antoine Paganotti – batterie
FREE UNFOLD TRIO
Jobic Lemasson - piano, Benjamin Duboc - contrebasse, Gilbert
Roggi - batterie
Jazz Festival de Bordeaux, La Fabrica’son, Les Sept Lézards...
ARNAUD SACASE QUARTET
Arnaud Sacase - saxophone alto, Jobic Lemasson - piano, Benjamin
Duboc - contrebasse, Antoine Paganotti - batterie
Le Pannonica, Le Festival La Mare Au Jazz, La Fabrica’son,
résidence à Chatou...
JOBIC LEMASSON SEXTET
Amy Gamlen - saxophone alto, Daniel Erdmann - saxophone ténor,
Mark Sims - trombone, Jobic Lemasson - piano, Benjamin Duboc -
contrebasse, John Betsch - batterie
Les Sept Lézards...
ISTEN
Jean-Luc Guionnet - saxophone alto, Matthieu Jérome - fender
rhodes / piano, Max Delpierre - guitare, Benjamin Duboc -
contrebasse, David Aknin - batterie
La Malterie…
/ discographie
ISTEN (Emballage) à paraître en 2004
Jean-Luc Guionnet - saxophone alto, Matthieu Jérome - fender
rhodes, Max Delpierre - guitare, Benjamin Duboc - contrebasse,
David Aknin - batterie
SEPTENTRION (Marge) 2004
Arnaud Sacase - saxophone alto, Jobic Lemasson - piano, Benjamin
Duboc - contrebasse, Antoine Paganotti - batterie
CONTEXTE (S 58) 2003
Benjamin Duboc - contrebasse solo et textes de Pierre Réverdy,
Francis Ponge et Philippe Leteissier
LA DOULEUR (S58) 2003
Sonia Fleurance - texte, Benjamin Duboc - contrebasse
TERRAGE TRIO (S 58) 2003
Daniel Erdmann - saxophone ténor, Benjamin Duboc - contrebasse,
Antoine Paganotti - batterie
DUO improvisation, Le vent plus large que tout (Duo) 2001
Philippe Leteissier - poèsie, Benjamin Duboc - contrebasse
OCTOPUS 1+1+1 (Boppi 10003) 1997
Jobic Le Masson - piano, Benjamin Duboc - contrebasse, Benoist
Raffin - batterie
/
sonia fleurance ::::::comédienne
Parallèlement à des études d’ingénieur,
elle poursuit une formation de comédienne commencée
à 15 ans, notamment auprès du metteur en scène
russe, Boris Rabey. En 1997, elle entre dans la compagnie Lieux
des Opérations où, dans la lignée des travaux
de Jerzi Grotovski et Eugenio Barba, elle participe à plusieurs
créations sous la direction de Danièle Labaki.
Depuis 2000, elle exerce son activité de comédienne
essentiellement pour le cinéma.
/ cinéma
LES RESISTANTS – comédienne principale
Long-métrage de Bernard Cerf, les productions aléatoires,
2004
SOLITUDINE – comédienne principale
Moyen-métrage de Bernard Cerf, les productions aléatoires,
2003
HARMONIE – comédienne
Moyen-métrage de Laurence Rebouillon, les productions aléatoires,
2002
L’HOMME CATHODIQUE – comédienne
Moyen-métrage de Pierre Merejkovski, 2001
LE SOURIRE D’ALICE – voix
Moyen-métrage de Laurence Rebouillon, les productions aléatoires,
2000
L’IMMATURE – comédienne
Court-métrage de Philippe Lebret, les productions aléatoires,
2000
GARAGE – Assistante réalisateur
Court-métrage d’Areski Ferhat, 1998/ théâtre
EXIL/EXHIBITION
Création de la compagnie Lieux des Opérations, mise
en scène de Danièle Labaki
Saint-Ouen 1999
GUERRES INTERIEUR(ES)/EXTERIEUR(ES) NUIT
Création de la compagnie Lieux des Opérations, mise
en scène de Danièle Labaki
La Guillotine 1997, Gare au Théâtre (festival Nous
n’irons pas à Avignon) 1998
FESTIVAL D’AVIGNON – encadrement d’ateliers
pour adolescents
1998
LES CONTES DE LA FAUCHEUSE
Compagnie La Lune Bleue, mise en scène de Valérie
Jallais
Maison de l’acteur 1997
AMOUR/AMOUR
Création de la compagnie Lieux des Opérations, mise
en scène de Danièle Labaki
Ars Longa 1997
PERCE-MEMOIRE
Pièce de Martine Baron-Douay
Compagnie du Théâtre du Miroir, mise en scène
de Stéphane Loiseau
Théâtre Firmin Gémier 1996/ lectures
GORANOVO PROLJECE – 40e printemps de la poésie en
Croatie
2003
MARCHE DE LA POESIE
Paris 2002/ divers
Audits d’expositions, corrections d’ouvrages scientifiques,
rédaction d’articles scientifiques. |