les
projets collaboratifs
Les projets collaboratifs ont été imaginé
à partir de 2003 à partir de propositions faîtes
à av?t de collaborer à des projets émanant
soit de proches de la compagnie, soit d’autres artistes
; c’est grâce à Projet commun qu’ils
pourraient voir le jour, projets non-formatés, ouverts,
expérimentaux pour certains, du fait même des conditions
de leur formation. C’est l’occasion pour Av?t d’investir
ainsi tant ses compétences que son cadre administratif
sur des propositions qui prolongent ses objectifs tout en les
ouvrant à un champ plus expérimental. C’est
également la possibilité de présenter des
propositions artistiques à la frontière du théâtre,
qui trouveraient difficilement leur place ailleurs. Les deux
premiers devraient être La Douleur, d’après
Duras, proposé par Eric Vautrin, l’actrice Sonia
Fleurance et le compositeur Benjamin Duboc ; un autre sera mis
en place à l'occasion de la poésie/nuit, en mars
005, pour une performance inédite. D’autres pourraient
être mis en place avec le concepteur lumières Nicolas
Bats, par exemple.
Les projets collaboratifs sont également une réflexion
sur l’économie du spectacle et les formes dites
intermédiaires, à la limite entre la performance,
le théâtre et d’autres arts comme la musique
ou la vidéo. Ces projets, à l’économie
pauvre et rapidement mis en place, sont placés sous le
double signe de l’amitié et de l’expérimentation
– Anachronisme, d’après le texte du poète
Ch. Tarkos, présenté en septembre 2003 en résonance
avec la Biennale d’art contemporain, et créé
avec le groupe de musique Chevignon, en est le meilleur exemple.
Anachronisme avait déjà été produit
et présenté grâce au soutien de la Scène
sur Saône. Pour chaque projet collaboratif un cadre institutionnel
est imaginé afin que le spectacle rencontre et accueille
les amateurs des différentes disciplines auquel il fait
appel. Projet commun peut devenir le premier coin de ce cadre.>
dans le cadre de Projet commun :
Initiés et produits grâce à la mise en place
de Projet commun, les projets collaboratifs d’av?t l’animeront
en partie. Ils seront l’occasion d’un travail particulier
en direction des habitants de Lyon-Gerland de découverte
et de rencontres avec des formes théâtrales contemporaines.
Ils sont également l’occasion de mettre en lien
la Scène/Saône avec d’autres groupements
artistiques et d’autres institutions ailleurs en France.
Ainsi Projet commun prouve ici toute son originalité
et son innovation. En permettant des formes expérimentales
de voir le jour et de prendre le temps de trouver leur public,
grâce à un travail de terrain permis par l’ancrage
de la Scène sur Saône dans un quartier, il permet
d’imaginer une nouvelle forme de présentation de
l’art en ville par la collaboration d’une structure
et d’une équipe artistique dans laquelle l’un
nourrit et participe intimement au projet de l’autre.