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presse de la création

à annecy en janvier .004 :

 

> le monde - 17 01 004

> le dauphiné libéré - 18 01 004

 

 

 

Le Monde - 17.01.004 - Catherine Bédarida

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_article/0,1-0@2-3246,36-349401,0.html

extraits:

Les rues d'Annecy résonnent de textes poétiques ou politiques

Pour savoir Comment aimer , il faut se laisser guider dans les rues du vieil Annecy. Au café du Cygne, à travers les petites rues commerçantes, à l'intérieur d'un appartement, les comédiens font entendre le texte poétique de l'Américaine Stacy Doris.
Pendant cinq jours, la scène nationale d'Annecy propose une dizaine de lectures, dans le cadre de sa manifestation "Inédits". Les lectures - un genre de spectacle qui va en se développant en France - servent le plus souvent à faire entendre des textes neufs, frais sortis de l'imprimante de l'auteur, ou des auteurs étrangers, peu connus en France.
Celles d'Annecy montrent, sur des textes forts, toute une diversité de partis pris de mise en scène, depuis la lecture à la table, dans une dramaturgie sobre, d'un texte de l'écrivain iranien Reza Baraheni, à la mise en images très plastique du Comment aimer de Stacy Doris, ou encore à l'installation conçue par l'auteur Rodrigo Garcia pour son texte A mon retour du supermarché, j'ai flanqué une raclée à mon fils.
Metteur en scène, Eric Vautrin s'est saisi de la langue inventive de Stacy Doris :
"Membre habite doux moi chéri moi épouse toi et moi.
Semble. Scène post Venue essuie-glace invite habite suce-toi bout près lustre luxe main gommé."
Pour faire entendre ces scansions musicales, il choisit un langage visuel. Un lit blanc où se roule une comédienne (Fanchon Brasseur- Bilbille), une envolée de perruches, des plantes vertes émondées au ciseau par un comédien (Gaël Leveugle), des perfusions remplies de liquide rouge : tout un défilé d'images staccato accompagnent les spasmes du verbe poétique.

A l'opposé, Thierry Bédard opte pour une mise en scène dépouillée de La Leçon de poétique , de Reza Baraheni, afin de mieux étreindre le texte. En attendant de développer cette lecture en un spectacle complet au Festival d'Avignon 2004, il installe l'auteur au centre du plateau et fait entendre ses mots, en persan et en français. Langue et politique, violence intime et cruauté du système iranien, toute l'œuvre puissante de Reza Baraheni est traversée par une fulgurance d'écriture.

(...)

 

le dauphiné libéré 18.01.004

"Sexe, perruche et vidéo"

Après les expériences photographiques et narratives de Sophie Calle, les écrits de Catherine Millet : comment renouveler la geste théâtrale lorsqu’elle investit l’amour ?
Lors des « Inédits » de Bonlieu, Eric Vautrin a choisi un texte de l’américaine Stacy Doris pour présenter sa création « Comment aimer ». Un texte insolite et fantasmatique qui se susurre, où les mots se télescopent, rebondissent, s’enchaînent dans les allitérations, anagrammes et autres combinaisons.
Premier acte : les spectateurs sont conviés dans un café. Entre un kir et une bière : ils assistent en direct à la rencontre de Elle et Lui, à l’heure du portable. Elle s’enfuit, il la poursuit, ou poursuit plutôt la quête de l’amour. Second acte, les spectateurs montent dans un séduisant appartement de la vieille ville, et sont invites en toute intimité dans la chambre à coucher. Un décor blanc et rouge très étudié, à l’esthétique raffinée, avec perfusions sanguines et magnétoscopes, que viendront juste troubler quelques perruches lâchées au milieu. Avec une gestuelle troublante, pour saisir les différentes phases du désir, les baisers rêves et les rendez-vous manqués, les effrois de l’attente et de l’entente, elles se lance dans une tirade, chuchotée comme une litanie. Lorsque l’on capte les mots, le texte s’entend comme un véritable big-bang poétique et humoristique.
« Noces en doux. Rose eau de rosée. Noce hindou l’arrose dingue en doux noceur mollit d’eau dose rose lui dingue d’elle aurore doigts de rosée d’eau dingue, dong. »
Un spectacle d’avant-garde, réservé aux happy few. Une tentative osée pour dire le désir, et plus encore, le désir d’un théâtre autre.

I.W.

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c o m m e n t    a i m e r
     de stacy doris

création      les 13 & 14 janvier 2004, scène nationale d'annecy
........................... reprise à lyon du 8 au 14 mars 2004 (info)



 info    www.apresvillenoise.net | bob@@apresvillenoise.net

 

  www.apresvillenoise.net      mise à jour 20.I.004

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