24.6.06

Mardi 27 juin : solo d'Antez !



Bonjour,
Nous avons le plaisir d’accueillir Antez pour un solo de percussion.
Concert mardi 27 juin, à 20 heures.
4 euros.
« Ce qui me semble le plus essentiel dans la pratique de l’improvisation, c’est ce fil tendu qui prend en considération l’acte sonore dans sa totalité. Celle d’une conscience primaire du son, englobant tout un processus artistique sans pour autant le déterminer.
Avril 04

Pour le solo
...Je propose une exploration de la percussion en passant par l’intérieur du son...Il existe du rythme dans la matière sonore, au même titre que l’on peut jouer différent timbre pour un même rythme... Avoir une démarche expérimentale n’exclut cependant pas la possibilité d’utiliser des genres musicaux identifiables, mais c’est sans doute une attitude à d’abord privilégier l’écoute du phénomène physique qui nous fait vibrer, avant de lui inculquer l’idée d’un développement narratif… La musique improvisée est un exercice de communication basé sur l’action d’accorder sa sensibilité à l’entreprise d’un vocabulaire empirique... Pour ce solo j’utilise un instrument acoustique qui s’apparente à une batterie traditionnelle. Par principe la batterie est un dispositif instrumental, elle s’organise dans un espace propre au corps du musicien, c’est pour moi l’amorce d’une condition qui ouvre la voie à l’idée d’une préparation de l’instrument... Avril 06 La leçon de batterie sommaire La batterie est un instrument quadrupédique. Cela signifie que contrairement au autre instrument elle met en œuvre une technique de jeu ou, chacun des membres est amené à pouvoir produire du son. (Il ne s’agit plus exclusivement de combinaison gestuelle comme pour le guitariste par ex qui d’une main plaque des accords et de l’autre les fait vibrer.) Cet accès en prise direct au son devient une simple prolongation de notre pensée musicale. On peut la comparer à des mécanismes de coordination corporels que l’on utilise instinctivement. Comme la marche à pied, ou la respiration. Il devient alors compréhensible de considérer le jeu de la batterie comme une interface primitive permettant une projection du corps dans l’espace. Le temps musical comme nous le connaissons dans notre société occidentale est le résultat d’une convention arbitraire qui édicte le déroulement musical en le découpant en valeur métrique. L’unité choisie se déterminant par le tempo. Le temps ainsi pris en compte cloisonne le son dans des fonctions qui peuvent être savantes mais traditionnellement figées. Ce n’est plus le son dans son fondement qui signifie son acte, mais la vitesse de son débit qui insuffle sa raison d’être. Une perception musicale qui correspond assez bien avec une appréhension du monde ou toute chose est à sa place… Le temps ne s’écoule pas, ce n’est que notre incapacité à pouvoir tout imaginer au même instant qui ce traduit par l’illusion d’un déroulement. » Avril 98


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