apres villenoise? théâtre  
      projets en cours archives résidence
  nws  Paramour
  actu  un festival
> mars .005 
projet Faustus anachronisme une résidence à la Scène/Saône 04>07
  newsletters   la douleur archives 97>01...
  cont@cts      
 
fermer (x)
<<< sommaire

 

 

 

 

 

     
Après Villenoise? théâtre > définitif bob
 
     
 

 


dates & horaires
dossier
photos
équipe
fiche tech.

présentation
note d'intention
anne portugal
AP sur le web
la presse

textes critiques
extrait
››› documents

calendrier
spyletter (s)

+ performance :
le plus simple appareil

liens

cont@ct
accueil

     

 

Bénédicte Boisson est doctorante et chargée de cours à Paris3. Elle a assistŽ aux rŽpŽtitions de "dŽfinitif bob" du 28.02.03 et du 1.03.03. Elle livre ici son commentaire.


Odeur de bois et de peinture. La scène en chantier, la salle aussi.
Pas encore de séparation, le travail, l'élaboration envahissent tout. Le théâtre tout entier au service de l'objet à construire.
Alors, assis dans le public, à regarder, on entre aussi dans le travail. En retrait bien sûr, mais en travail.

" On reprend fin 6 début 7 et on enchaîne. " Quelques scènes sont jouées, c'est très bref, puis discussion. " Que vient-il de se passer ? " " De quoi parlent-ils ? "
Impression d'être face à un objet en kit, à de multiples pièces de mécano gisant sur le sol et sans repère. Des repères, eux qui travaillent, ils en ont. Chacune des pièces à utiliser a un nom, celui inventé au fil des répétitions, pour se comprendre plus vite, celui qui n'appartient qu'à ceux qui font le spectacle. Noms que nous, public, on ne pourra jamais soupçonner puisqu'ils disparaissent sous l'objet fini, présenté. Noms que nous inventerons pour parler de ce que nous avons vu, et qui ne désigneront pas tout à fait les mêmes choses, les effets plutôt que les moyens. L'objet change alors de dimension, grandit, s'élargit, celui qui sera montré n'est qu'une mince partie de celui présent à ce moment-là des répétitions. Objet fait des histoires qu'ils se racontent, de ce qu'ils aimeraient en faire, des noms donnés à chacune des pièces utilisées, des contraintes techniques, des questions concrètes… Alors ces noms s'apprennent et au fil du temps, j'apprends à reconnaître les morceaux du kit, à comprendre ce que désignent les mots employés, à entrer dans cette logique du faire. Prise au jeu, je me demande sans cesse si et comment on pourrait faire différemment.

Au fur et à mesure, des morceaux de l'objet s'assemblent. Morceaux presque achevés et qui n'ont déjà plus la même consistance ni la même épaisseur que ceux en construction. Des morceaux qui ressemblent à ceux que le public verra, plus compacts, plus évidents, sans cette hésitation qui laisse penser qu'ils pourraient être autrement.

Ces morceaux-là sont lisses. Facettes qui apparaissent et disparaissent sans que l'on ait le temps de les arrêter ni de s'y fixer. De ces facettes que reste-t-il ? Une voix comme un refrain (" Mais / Et Bob il peut comme ça… "), une voix qui résonne tout en paraissant difficile à venir, des lumières, des sons et un Bob hagard, étonné d'être là. Lumières, sons, voix, corps, dissociés dans les souvenirs et pourtant vus ensemble…
Que reste-t-il ? Des bribes, des apparitions… Des images ? Non, peut-être simplement quelques morceaux du kit.

Bénédicte Boisson

 

 spyletter 1 / 24.02.03
Nicolas Garait

 spyletter 2 / 25.02.03
Françoise Fouquet

 spyletter 3 / 04.03.03
Bénédicte Boisson

 spyletter 4 / 05.03.03
Cyrille Noirjean

 spyletter 5 / 13.03.03
Erwan Tanguy

 spyletter 6 / 30.03.03
Anne Portugal

...


 . d é f i n i t i f    b o b  
   d'après le poème de anne portugal   

 création      du 12 au 30 mars 003 au théâtre les Ateliers, Lyon
 
 info
   www.apresvillenoise.net | théâtre les Ateliers

 

  www.apresvillenoise.net      mise à jour 15.12.04

 

index+contacts newsletter actualité projets la poésie / nuit projet commun