une
ritournelle (...)
une
proposition de théâtre de Après Villenoise?
présentation
du
18 au 29 novembre 2002
aux
Subsistances, Lyon
Les passe-temps, ces petits moments,
ces entre-deux, petits temps de laisser-Ítre faits d'errances
tranquilles ou d'incertitudes vagues. Dans ces interstices
laissÈs pour compte hors des rangs des actions et des prÈoccupations,
les avants et les aprËs rÈsonnent ‡ l'air libre, fulgurants,
vivaces ou fatiguÈs, occupÈs ‡ leur propre ondulation appelÈe
‡ disparaÓtre ou ‡ s'accomplir plus tard ou au grÈ des temps.
Dans le passe-temps s'Ètend l'Ítre, le bonhomme, fenÍtres
et portes grandes ouvertes, un temps reculÈ de ces petites
affaires et de ces grandes pensÈes. Corps et ‚me laissÈs vibrÈs
comme toile au vent, et le passe-temps comme la nuit des temps,
nuit des ivresses et des sommeils.
Et
puis le passe-temps mÈtaphysique, le pur passage du temps,
l'affrontement brut de l'Ítre placÈ au milieu des temps ‡
faire couler. Le passe-temps comme le temps qui se dÈnude
et qui s'avale cul sec, sans prÈtexte ni avance. Alors un
spectacle, glissÈ l‡ entre.
Une
proposition de thÈ‚tre formulÈe depuis cet entre-deux, et
pour cet entre-deux . Il y aurait, donc, un corps ; c'est-‡-dire
un corps simple, comme dit LucrËce, un corps premier, ou comme
en mathÈmatiques, un " entier ". Donc, un entier, placÈ en
Èquilibre, un temps. Ce serait aussi, je ne sais pas, une
conscience, la vÈritÈ, un atome d'hydrogËne, ou plus simplement
une prÈsence ; un point. Celui-l‡, alors, dans un grand couloir
noir ; une droite, un point au milieu d'une droite, deux lancÈes
de chaque cÙtÈ, dualitÈ premiËre et simple ; ici ou l‡. Ce
couloir, la salle telle qu'elle, devenu subrepticement " le
pire des labyrinthe, en ligne droite ", dÈcrit par BorgËs.
A un bout, la solitude, ‡ l'autre le monde, l'Autre, les explorations,
les sorties-de-soi.