une
ritournelle (...)
une
proposition de théâtre de Après Villenoise?
présentation
du
18 au 29 novembre 2002
aux
Subsistances, Lyon
Une situation pour un thȂtre :
un corps pris entre la solitude et le monde, pris entre le
rentrer-en-soi et le aller-de-par-le-monde, comme des mouvements
contradictoires.
PremiËre
lecture : " mÈmoire et dÈsir ", ou l'Èloge du parallËle.
D'un
cÙtÈ, il y aurait la mÈmoire, qui pousserait le corps du monde
vers la solitude ; qui s'entÍterait ‡ l'organiser, ‡ l'ordonner,
‡ le dÈfinir. Le souvenir comme mouvement incessant d'isolation
de l'Ítre, de sortie du prÈsent vers le temps des fictions,
temps intime de rassemblement de soi au sein d'un monde devenu
le grand Tout des rÍves. En face, il y aurait le dÈsir taraudant
le corps jusqu'‡ ce qu'il sorte de lui-mÍme, jusqu'‡ l'expulser
hors de lui pour qu'il ne cesse plus d'explorer et de s'accaparer,
de faire sien, les parties du monde, le monde comme mille
parties et diffÈrences dÈsirantes. Et avec Áa le corps bien
obligÈ de faire avec les deux. Ces deux mouvements, plus "
vents " qu'opÈrateurs vÈritables, se contredisant sans cesse.
Ils se livrent une guerre, parfois, jusqu'‡ l'annulation de
l'un par l'autre, jusqu'‡ l'abandon du corps dans l'un au
dÈpend de l'autre, univocitÈ, fin des Ètats, disparition de
soi par dispersion ou enfermement, dispersion de dispersion
ou enfermement dans l'enfermement. Jusqu'‡ ce que le corps
se dresse, peut-Ítre, et que, dans le devenir, il invente
comment le mouvement de la mÈmoire engagera celui du dÈsir,
et le dÈsir fera siennes les forces de la mÈmoire. Et que,
dans ce face ‡ face, de l'un sur l'autre sur l'un, ils se
fassent parallËles, corps et ‚me parallËles.